Le nouveau Dan ar Braz

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Ce disque a été enregistré lors d’une soirée exceptionnelle pour les 90 ans du festival de Cornouaille et les 20 ans de la création de « L’Héritage des Celtes ».

À l’occasion de ce double anniversaire, le public découvre les nouvelles compositions de Dan Ar Braz avec un nouveau groupe.

Entouré de ses musiciens et du célèbre Bagad Kemper, champion de Bretagne 2013 des bagadoù, ce grand guitariste du pays vous propose de vivre ou revivre cette soirée unique en compagnie de nombreux invités comme Karen Matheson, Gilles Servat, Ronan Le Bars, Donald Shaw, etc.

Dan Ar Braz, encore et toujours, sublime sa culture et son pays pour nous transporter et nous faire rêver.

Bretagne rebelle : la compil !

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La Bretagne est une vieille rebelle et une jeune révoltée. Depuis plus d’un millénaire, ses habitants ont chanté la vie, l’amour, mais également les combats, qui forgent l’âme d’un peuple, et les colères, qui lui confèrent une dignité. Dès le Moyen Âge, les Bretons ont composé des chants pour exalter un pays dont ils ont chèrement défendu l’indépendance (An Alac’h). Puis, pendant près de trois siècles, ils ont tout aussi âprement défendu leurs libertés au prix de révoltes, souvent sanglantes, face au pouvoir royal français (Ar Paper timbr, Son ar Bonnedoù ruz, Maro Pontkalleg). S’ils s’ancrent dans l’histoire, ces chants s’inscrivent également dans l’actualité où, de la fronde fiscale à la  révolte sociale, il n’y a qu’un pas avant qu’une armée d’ouvriers et de paysans n’en vienne à défendre leur Blanche hermine. On retrouve cet élan chez les sardinières des années 1920, en lutte pour leur dignité de prolétaires mais également de femmes, chez les matelots d’Yvon Étienne et les paysans en jacquerie qui prirent la sous-préfecture de Morlaix en 1961. Plus récemment, l’écologie a inspiré des artistes en lutte, du combat contre la centrale nucléaire de Plogoff (Keleier Plogo), aux faucheurs anti-OGM (Breizhistans). Car de même qu’on ne peut mettre les labours en prison, « si Bretagne se bat, liberté est debout », proclamait Glenmor, quintessence du barde révolté.

« Comme l’élégance est française, la révolte serait-elle bretonne », écrivait Xavier Grall dans ces années 1970 marquées par l’affirmation d’une nouvelle identité bretonne, à la fois rebelle (Kan Bale an ARB) et constructive, celle de Bretons voulant être enfin eux-mêmes : Ni hon unan !

Un production Coop Breizh :

Vient de paraître : les chevaliers bretons de Frédéric Morvan

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Frédéric Morvan, né à Brest en 1965, est agrégé d’histoire et docteur en histoire médiévale de la Bretagne. Il a été chargé de recherche au CNRS et professeur en IUFM. Il est actuellement président du Centre d’Histoire de la Bretagne/Kreizenn Istor Breizh.

Il vient de publier aux éditions Coop Breizh un nouvel ouvrage sur les Chevaliers et les hommes d’armes bretons au Moyen Âge.

 

 

Les XIIe au XIIIe siècles constituent pour la chevalerie de Bretagne, sans doute plus que pour autre, un grand moment de passage. Elle doit choisir entre deux dynasties royales, entre les Plantagenêts et les Capétiens, entre deux monarchies féodales, l’une plus fédéraliste, l’autre plus centralisatrice, entre deux modes de vie, la première plus maritime, plus ouverte au monde et la seconde plus continentale et plus resserrée. Ayant participé activement à la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant au xie siècle, ayant permis à son fils Henri Ier Beauclerc de créer au début XIIe siècle un royaume anglo-normand, la chevalerie bretonne est extrêmement influente dans l’Occident chrétien. Henri II Plantagenêt, héritier de ces rois et fondateur d’un immense empire maritime, ne s’y trompe pas et fait tout pour que les Plantagenêts disposent de la puissance militaire bretonne.

Mais cette chevalerie ne pardonne pas les erreurs du roi Jean sans Terre, et joue un rôle majeur dans l’effondrement de cet empire. Toutefois, un malentendu s’installe : pour elle, son alliance avec l’adversaire des Plantagenêts, le roi capétien de France, Philippe Auguste, ne peut durer, opinion que ne partage bien sûr pas ce roi qui installe sur le trône de Bretagne son proche cousin, Pierre de Dreux. Pour la chevalerie alors maîtresse de la Bretagne, cette présence capétienne signifie non seulement la perte de ses biens et de ses liens avec l’Angleterre, mais encore la fin d’une relative autonomie. Pendant toute la première moitié du xiiie siècle, elle manifestera souvent les armes à la main son mécontentement et son opposition. Victorieuse contre Pierre de Dreux à l’issue de la guerre civile de 1230-1235, mais poussée par les mutations politiques, sociales et économiques, elle finit par trouver un compromis en 1260 avec le très riche duc de Bretagne, Jean Ier le Roux.

 

 

Préface de Martin Aurell

Des documents sur le vol du sous-marin espagnol C-2, en 1937, à Brest

Les archives départementales du Finistère ont reproduit plusieurs documents relatifs à l’attaque du sous-marin républicain C-2, par les franquistes, à Brest, en 1937, et à la rocambolesque guerre des services qui en a suivi :

http://www.archives-finistere.fr/medias/medias.aspx?INSTANCE=EXPLOITATION&PORTAL_ID=portal_model_instance__cg29_accueil_document_nuit_franquiste_1938.xml

 

De quoi éclairer l’excellente enquête historique menée par Patrick Gourlay sur la question dans Nuit franquiste sur Brest, aux éditions Coop Breizh.

 

Nuit franquiste sur Brest V

Le guide du Tro Breiz

Vient de paraître aux éditions Coop Breizh :

Le guide du Tro Breiz

 

 

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De Bernard Rio et l’association Les Chemins du Tro Breiz

 

Format : 14 x 23 cm ; 240 pages

Prix public : 22 €

 

Le pèlerinage aux sept saints de Bretagne, communément appelé le Tro Breiz, remonte au Moyen Âge. Il relie les sept villes épiscopales de la Bretagne médiévale où sont honorés les saints fondateurs : Paul-Aurélien à Saint-Pol-de-Léon, Tugdual à Tréguier, Brieuc à Saint-Brieuc, Malo à Saint-Malo, Samson à Dol-de-Bretagne, Patern à Vannes, Corentin à Quimper. Depuis vingt ans, l’Association des Chemins du Tro Breiz organise chaque été une marche annuelle suivie par plusieurs milliers de personnes. Désormais, ce guide permet à chacun de « faire son Tro Breiz » seul, avec des amis ou en famille, et tout au long de l’année. Le guide du Tro Breiz comprend 47 étapes. Chaque itinéraire est assorti d’une cartographie détaillée, d’un guide pratique et de notices culturelles pour découvrir le patrimoine qui jalonne le parcours. C’est le guide indispensable pour randonner sur les chemins de la Bretagne… pour partir à l’aventure dans le paysage et l’histoire.

 

Un peu d’histoire

« Le pèlerinage aux sept saints » plus communément appelé Tro Breiz a retrouvé la ferveur des foules depuis une vingtaine d’années même s’il n’a jamais cessé d’attirer les pèlerins ainsi que l’attestent les carnets de route tenus par les marcheurs bretons. Ce pèlerinage au long cours s’enracine depuis le haut Moyen Âge en Bretagne. En faisant le Tro Breiz, le pèlerin honore sept évêques du vie siècle considérés comme fondateurs de la Bretagne armoricaine chrétienne : Pol Aurélien à Saint-Pol-de-Léon, Tugdual à Tréguier, Brieuc à Saint-Brieuc, Malo à Saint-Malo, Samson à Dol-de-Bretagne, Patern à Vannes et Corentin à Quimper. Ce pèlerinage aux sept saints fondateurs de la Bretagne relie donc les sept cités épiscopales de la Bretagne qui sont Saint-Brieuc, Saint-Malo, Dol-de-Bretagne, Vannes, Quimper, Saint-Pol-de-Léon et Tréguier.

Jadis, le Tro Breiz se déroulait à quatre périodes de l’année, les temporaux, afin de gagner des indulgences ou pour réaliser un vœu. Le temporal de Pâques ouvrait l’année pérégrine suivi par le temporal de la Pentecôte. Le temporal de la Saint-Michel (29 septembre) devait drainer les foules les plus importantes lorsque les travaux des champs étaient terminés. Enfin le temporal de Noël achevait l’année.

Ce tour des sept évêchés correspond à la zone géographique où la langue bretonne s’est répandue au vie siècle, c’est-à-dire la partie la plus occidentale de Bretagne. Avant le xe siècle, il devait exister des chemins de pèlerinage vers Dol-de-Bretagne depuis Saint-Pol-de-Léon, Quimper et Vannes. En revanche, on ne peut pas affirmer qu’il existait alors un circuit autour de la Bretagne. Une origine préchrétienne du Tro Breiz n’est pas non plus impossible à l’instar de la troménie de Locronan. L’étude des voies anciennes fournira peut-être un jour la réponse ! Toutefois, un « pèlerinage des sept saints de Bretagne » est attesté au Moyen Âge. C’est le terme qui figure d’ailleurs dans les textes anciens, notamment au xive siècle dans le procès de canonisation de saint Yves. Dom Lobineau parle également du pèlerinage des sept saints de Bretagne en 1707 : « Ce voyage était une dévotion si en usage autrefois qu’il y avait un chemin tout au travers de la Bretagne, fait exprès, que l’on appelait, pour ce sujet, le chemin des sept saints. »

 

 

 

L’itinéraire : mille kilomètres en 47 étapes

Le chemin par la côte nord, de Saint-Pol-de-Léon à Dol-de-Bretagne par Tréguier, Saint-Brieuc et Saint-Malo, est peut-être le plus intéressant par la variété des sites qu’il traverse, notamment la baie de Morlaix, la baie de Lannion, la vallée du Trieux, la côte de Goëlo, la baie de Saint-Brieuc, la vallée du Gouessant, la forêt de la Hunaudaye, la vallée de l’Arguenon, la vallée de la Rance, la baie du Mont-Saint-Michel. Cet itinéraire est également jalonné d’une série de sanctuaires, de chapelles, de châteaux et de hauts lieux parmi lesquels Saint-Pol-de-Léon, l’île Callot à Carantec, Locquénolé, Morlaix, Lanmeur, la chapelle des Joies de Guimaëc, Trédrez, le site du Yaudet, Loguivy-lès-Lannion, Brélévenez à Lannion, Langoat, Tréguier, la Roche-Jagu, l’abbaye de Beauport à Paimpol, la chapelle de Kermaria-an-Isquit à Plouha, la chapelle Notre-Dame-de-la-Cour à Lantic, Saint-Brieuc, Morieux, Lamballe, le château de la Hunaudaye, le temple de Mars à Corseul, Saint-Suliac, la citadelle d’Alet, Saint-Malo, les rochers sculptés de Rothéneuf, le mont Dol et Dol-Bretagne.

Entre Dol-de-Bretagne et Vannes, l’itinéraire est très différent. C’est une très longue traversée nord-sud de plus de 200 km, essentiellement en pays gallo, ponctuée par des hauts lieux tels que Dinan, Saint-Méen-le-Grand, Tréhorenteuc, Josselin, Saint-Bily à Plaudren, Notre-Dame-du-Loc à Saint-Avé. Entre Vannes et Quimper, l’itinéraire direct du Tro Breiz se confond pratiquement avec celui de Saint-Jacques. Les itinéraires se séparent à Bannalec, peu avant Quimper. Cependant, comme entre Sainte-Anne-d’Auray et Hennebont, cet itinéraire emprunte très peu les chemins de randonnée, ce guide propose de suivre un itinéraire riche en sanctuaires passant un peu plus au sud par Auray, Ploërmel, Erdeven, Belz et Merlevenez. Après Hennebont, on rejoint le chemin direct par Pont-Scorff, Quimperlé et Le Trévoux. Après Bannalec, la liaison avec Quimper passe dans trois chapelles de pèlerinage qui jalonnaient l’itinéraire antique : le Moustoir à Rosporden, la Trinité à Melgven et Locmaria-an-Hent à Saint-Yvi. Entre Quimper et Saint-Pol-de-Léon, faute de chemins de randonnée entre Quimper et Brasparts, le guide privilégie un détour par Locronan, le Menez Hom et Le Faou. Après Brasparts, le pèlerin traverse les Monts d’Arrée avant d’entrer dans le pays des enclos et de passer par Commana, Guimiliau et Saint-Thégonnec.

 

L’Association Les Chemins du Tro Breiz

Alors qu’il était tombé dans l’oubli au xxe siècle, le Tro Breiz a été relancé en 1994 par l’association Les Chemins du Tro Breiz qui organise chaque année en été une marche-pèlerinage d’une semaine, regroupant entre mille et deux mille pèlerins sur une étape entre deux évêchés. Cette marche estivale permet de « boucler » le pèlerinage en sept ans ! La première boucle s’est terminée en août 2000. Après un périple au pays de Galles, en 2002, sur les traces des saints fondateurs, une deuxième boucle est partie de Saint-Pol-de-Léon en août 2003 et s’est achevée en août 2009. En 2011, une troisième boucle a été entamée au départ de Tréguier. Elle s’achèvera en 2017. L’association de type loi 1901 Les Chemins du Tro Breiz œuvre pour la renaissance du pèlerinage médiéval des sept saints fondateurs de Bretagne en organisant la marche annuelle entre deux évêchés, ainsi que des marches de printemps et diverses animations tout au long de l’année.

Association Les Chemins du Tro Breiz, BP 118 – 29250 Saint-Pol-de-Léon

Tél. 02 98 69 11 80 – http://www.trobreiz.com

 

Bernard Rio

Spécialiste du patrimoine et de l’environnement, Bernard Rio est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Pardons de Bretagne aux éditions Le Télégramme. et Randonnées sur les chemins des Pardons en Bretagne chez Rando-éditions.

 

Dédicace de Monat Thomas en centre Bretagne les 16 et 17 mai

Le vendredi 16 mai à 18h30, rencontre autour de L’homme est ingouvernable avec Mona Thomas à La Petite Médiathèque de Saint-Hernin, route de la Montagne.

Le lendemain samedi 17 -jour de marché-, lecture et dédicace de 10h à 12h à la Maison de la Presse de Carhaix.
Et l’après-midi du dimanche 18 mai, à l’ancienne gare de Motreff où se tient une exposition sur les premières écoles publiques du Centre-Bretagne.

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L’homme est ingouvernable, écrit le sous-préfet de Châteaulin au sujet de l’instituteur de St Hernin, mais le fonctionnaire est endurant. En septembre1864, à tout juste vingt ans, Guillaume Rivoalen qui rêvait d’Amérique devient le premier instituteur laïc de Saint-Hernin -près de Carhaix. Réprouvé sans religion, desperado de l’école publique bagarrant contre l’ignorance, le poids clérical et l’indifférence, héritier de 1789, Rivoalen applique les lois scolaires bien avant qu’elles n’existent. Quand la Grande Guerre éclate, l’instituteur, impuissant, assiste au naufrage de l’idéal des Lumières. Comme si quarante ans d’instruction publique n’avaient servi qu’à apprendre aux garçons à bien écrire une lettre depuis la boue des tranchées. À partir du dossier d’inspection gardé aux Archives à Quimper, Mona Thomas a écrit une Vie de son aïeul paternel, un homme qui s’était donné pour mission d’aider les autres. C’est une histoire familiale aussi, une quête personnelle que n’épuise pas l’énigme qui l’oriente. Le temps d’un ancien se mêle au nôtre comme s’il n’y avait de passé qu’à s’en emparer. Au présent.

L’homme est ingouvernable, Éditions Coop Breizh, 2014- 250 pages 13,90 €